Société civile : Me Bertin Amegah-Atsyon dénonce le Mémorandum de l’ Opposition togolaise

Société civile : Me Bertin Amegah-Atsyon dénonce le Mémorandum de l’ Opposition togolaise

En conférence de presse ce 03 septembre 2026 à Lomé pour donner sa lecture de l’ arrêt numéro ECW/CCJ/JUD/01/26 de la Cour de justice de la CEDEAO relatif à la réforme constitutionnelle au Togo, le Coordonnateur du Réseau Panafricain des Organisations de Défense des Droits de l’ Homme et des Associations de la Société civile, Me Bertin Amegah-Atsyon a laissé entendre que cet arrêt est de plus en plus instrumentalisé par une opposition aux abois qui veut l’ interpreter au-delà de ce qu’il dit réellement.

« Il y a ce que dit l’arrêt, et il y a ce que le Mémorandum voudrait qu’il dise. Entre les deux, il y a un écart que la société civile a le devoir de signaler », s’est-il fendu dès l’ entame de ses propos. De son avis, la Cour de la CEDEAO n’ a ni annulé la Constitution du 06 mai 2024, ni ordonné de transition, ni imposé de dialogue national. Ceux qui affirment le contraire ne commentent pas un arrêt : ils écrivent le leur.

Ainsi, poursuit-il, des organisations de la société civile togolaise entendent dénoncer ce procédé, qu’elles qualifient de manœuvre de diversion destinée à permettre à une opposition en quête de repères de se recomposer une place sur l’ échiquier politique national, au prix d’une désinformation des citoyens. Car, derrière les apparences d’ un débat juridique se cache une opération de communication politique et d’ une manœuvre de récupération politicienne. « Notre rôle, en tant que société civile, est de ramener ce débat là où il doit rester : sur le terrain des faits », estime t-il.

« Après analyse de la situation nationale, notre Réseau estime qu’il n’existe pas de crise institutionnelle au Togo. Les institutions de la République fonctionnent conformément au cadre constitutionnel en vigueur et les désaccords politiques relèvent de la confrontation des idées », a-t-il déclaré tout en appelant les auteurs du Mémorandum, comme les acteurs politiques et sociaux à éviter toute radicalisation inutile du débat public.

L’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO en question a été rendu le 29 janvier 2026.

La Rédaction

Innovafrica

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