Protection civile : le Togo déroule « Mia Dzrado » pour mieux préparer les populations du Bas-Mono aux risques d’inondation

Protection civile : le Togo déroule « Mia Dzrado » pour mieux préparer les populations du Bas-Mono aux risques d’inondation

Le Togo a lancé ce 15 juin l’ exercice de simulation grandeur nature multirisque baptisé « Mia Dzrado » (qui signifie « Soyons prêts » en dialecte Mina) avec pour objectif de préparer les populations du Bas-Mono à mieux faire face à toute crue soudaine du fleuve Mono.

Cette opération de simulation xxl qui a mobilisé du 15 au 16 juin 2026 plus de 300 acteurs et figurants tout en prévoyant environ 1000 victimes fictives à prendre en charge vise à tester en conditions réelles toute la chaîne de secours en cas de débordement du fleuve Mono : de l’ alerte jusqu’à la prise en charge des sinistrés, en passant par la coordination entre acteurs.

Aussi, l’ exercice en question a respecté de bout en bout le protocole prévu par l’Agence nationale de la protection civile (ANPC) en cas de catastrophe d’ inondation. Conformément à celui-ci, le préfet du Bas-Mono, après l’ alerte donnée au cours d’une réunion d’urgence de la plateforme préfectorale de gestion de catastrophe a mobilisé les services de santé, les forces de défense et de sécurité, la Croix Rouge Togolaise et les mairies de Bas-Mono 1 et Bas-Mono 2. Communiqué par l’ANPC, un bilan provisoire fictif fait état de 1000 victimes. Sur le plan sanitaire, une trentaine de cas de diarrhée imputables aux risques hydriques sont simulés parmi les sinistrés pour apprécier la réactivité de la chaîne de surveillance épidémiologique.

De son côté, la Croix Rouge identifie les personnes vulnérables fictives qui sont principalement des enfants, femmes enceintes, personnes âgées et personnes handicapées. Les édiles à leur niveau entrent dans la danse en activant leurs plans communaux de sauvegarde. Au cours de la simulation, des complications surviennent sciemment pour qu’en situation réelle, les forces et les faiblesses du dispositif soient mieux appréhendées.

Alors que les besoins d’abris supplémentaires, de vivres, d’ eau potable et kits d’ hygiène deviennent des exigences à satisfaire rapidement, une évaluation conjointe ANPC – Croix Rouge-Mairies se fait toutes les 6 heures sur fond de messages à la population sur les consignes sanitaires à observer dans la zone affectée

Source : Journal Le Libéral

Innovafrica

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