Migrations en Afrique et libre circulation sur le continent : le Togo montre la voie
Lome a accueilli ce 28 septembre 2026 une réunion consacrée à la création du Conseil consultatif de l’ Union africaine sur les migrations, chargé de renforcer le dialogue entre les Etats sur la libre circulation
Cette rencontre qui a procédé également à l’ examen de l’ état de la libre circulation en Afrique a permis au Togo de clarifier sa position qui est de faire de l’ intégration régionale africaine une nécessité économique et géostratégique. En effet, figure de premier plan en Afrique de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), le Togo a pris le 18 mai dernier la décision de dispenser de visa préalable les ressortissants de l’ ensemble des pays africains, en facilitant leur entrée sur le territoire national avec leurs passeports et l’ obtention du visa à l’ arrivée. Selon Lomé, cette mesure découle d’une conviction forte : l’ Afrique ne peut construire son unité avec des frontières qui séparent davantage qu’elles ne relient.
« 20 ans après l’adoption du Cadre de politique migratoire de l’ Union africaine, le continent dispose désormais du recul nécessaire pour apprécier les acquis, identifier les obstacles et imaginer les réponses adaptées aux nouvelles réalités migratoires », a laissé entendre Colonel Hodabalo Awaté, ministre de l’ Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières en ouvrant les travaux de cette assise au nom du gouvernement togolais. Aux dires du ministre, cette réflexion doit naturellement s’ inscrire dans la perspective de l’ Agenda 2063 de l’ Union africaine, qui porte la vision d’une Afrique intégrée, prospère et pacifique, construite autour d’une communauté de destin et d’ une mobilité accrue de ses populations. Et de poursuivre : « L’ Agenda 2063 nous invite précisément à dépasser les cloisonnements, à renforcer les liens entre les peuples et à faire de l’ intégration continentale une réalité tangible. Dans ce cadre, les migrations ne doivent pas être appréhendées uniquement sous l’angle des défis qu’elles peuvent poser, mais également comme une composante essentielle de la dynamique économique, sociale et humaine du continent ».
Notons que cette réunion de Lomé vise entre autres à faire émerger des pistes concrètes pour améliorer la gouvernance des migrations, renforcer la coopération entre administrations et accélérer la modernisation des dispositifs de gestion des frontières.
La Rédaction

