Energie nucléaire : Lomé accueille une rencontre régionale sur la sûreté et la sécurité nucléaires
Lomé accueille du 17 au 21 août 2026 un atelier régionale sur les valeurs et approches en cultures de sûreté et de sécurité nucléaires. En effet, à l’ heure où plusieurs Etats africains intensifient l’ utilisation des technologies nucléaires et radiologiques à des fins civiles et que d’ autres veulent s’engager dans la construction de centrales nucléaires pour répondre à leurs besoins énergétiques croissants, il importe ni plus ni moins de garantir que ces technologies, porteuses d’ espoir de développement dans les domaines de santé, agricole, environnemental, industriel,etc. soient utilisées de manière sûre, sécurisée et pacifique, conformément aux standards internationaux les plus exigeants.
Aussi, cette rencontre organisée par l’Autorité Nationale de Sûreté et de Sécurité Nucléaires (ANSSN) du Togo sous l’égide de l’ Agence Internationale de l’ Énergie Atomique (AIEA), vise à renforcer la compréhension des principes fondamentaux de la culture de sûreté et de sécurité nucléaires et d’ explorer les approches pratiques en vue d’une meilleure intégration de ces principes. Il s’agit également au cours de ces cinq jours de travaux de partager les expériences et les bonnes pratiques et de consolider un réseau régional d’ acteurs engagés dans la quête d’excellence en matière d’ énergie nucléaire.

Animé par des experts internationaux de l’ AIEA, l’atelier va combiner des exposés techniques, des discussions interactives, des études de cas, des exercices pratiques et des sessions de partage d’ expériences entre pays participants. Selon le secrétaire permanent de l’ ANSSN, Pr de Radiologie, Colonel Mazamaesso Tchaou, cette diversité méthodologique n’ est pas fortuit. « Elle répond à notre conviction que l’ apprentissage le plus durable est celui qui associe la théorie à la pratique, l’ écoute à l’ échange et l’ analyse à l’ action », a-t-il indiqué. De son avis, la culture de sûreté et de sécurité nucléaires sont des valeurs qui reposent avant tout sur cinq piliers, à savoir : la conviction que la sûreté et la sécurité sont des priorités absolues, au même titre que la production ou la performance économique ; la transparence et la communication ouverte sur les risques et les incidents sans craindre de représailles ; la rigueur et l’ excellence dans l’ exécution des tâches, du premier au dernier échelon ; l’ humilité de savoir que l’ erreur est humaine et que chaque incident est une opportunité d’ apprendre et de s’améliorer ; enfin le leadership à tous les niveaux et qui doit montrer l’ exemple et incarner les valeurs de la sûreté et de la sécurité. « Cette culture ne s’acquiert pas du jour au lendemain », convient-il. Elle se construit, s’entretient et se renforce au fil du temps, par la formation, le partage d’ expériences, la remise en question et laoopération, a-t-il entre autres ajouté.

Ouvrant les travaux de l’ atelier au nom du gouvernement togolais, Robert Koffi Eklo, ministre chargé de l’ Énergie et des ressources minières a remercié les participants pour avoir fait le choix de Lomé pour abriter cette rencontre. Il a par ailleurs salué l’ élection du Togo au Conseil des gouverneurs de l’ AIEA pour la période 2025-2027. Aux dires du ministre, cette élection n’ est pas un hasard. « Elle est la reconnaissance, par la communauté internationale, des progrès accomplis par notre pays et de sa vision claire : positionner le Togo comme une voix africaine d’ influence au sein du Conseil des gouverneurs de l’ AIEA afin de mettre à profit cette position stratégique pour renforcer et promouvoir les applications sûres, sécurisées et pratiques des sciences technologiques nucléaires au service du développement durable », a-t-il déclaré.
Aux dires du ministre, la culture de sûreté et de sécurité nucléaires n’ est pas une fin en soi, mais plutôt un outil de développement, un facteur de confiance pour les populations et pour la communauté internationale d’autant que loin d’être acquise, elle se cultive, s’entretient, se transmet et se renforce chaque jour.
En sus de la délégation de l’ AIEA conduite par la chef de délégation Pascale Bourassa, 11 pays subsahariens membres de l’ Agence prennent part à cette assise de Lomé sur l’énergie nucléaire, notamment le Burkina Faso, le Burundi, les Îles Comores, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Mali, la Mauritanie, le Niger, la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo et le Togo.
La Rédaction

