Vers un nouvel ordre mondial à géométrie variable

Vers un nouvel ordre mondial à géométrie variable

Le monde est de plus en plus confronté au sarcasme Yankee. Poussé par sa mégalomanie de prendre le contrôle du monde et sa soif inextinguible de mettre la main sur les richesses naturelles du sous-continent américain, Donald Trump, l’ inénarrable président américain après la capture le 3 janvier 2026 du couple Maduro s’ en tient toujours à « sa » doctrine Monroe qui veut que Cuba, Colombie et Mexique « rentrent rapidement dans les rangs » de son pré-carré. Quitte à en subir les conséquences d’un refus.

Ainsi, pour Donald Trump, tous les pays situés au sud des États-Unis qui acceptent l’ ordre des choses en ployant le genou devant la grandiloquence américaine n’ ont rien à craindre d’ autant qu’en tant que protectorats, ils jouissent de la « protection » américaine qui dispose en contrepartie désormais de leurs ressources naturelles.

Il y a quelques jours encore, le président américain est abondamment revenu à la charge en menaçant de représailles tous les dirigeants qui mettent à mal la doctrine Monroe qui dispose depuis le 2 décembre 1823 que le continent américain appartient aux anglo américains qui peuvent donc faire ce qui bon leur semble sans en rendre compte à qui que ce soit.

Comme on pouvait s’ y attendre, cette sortie a suscité le courroux des dirigeants du Mexique, de Cuba et de la Colombie, des pays dits « souverainistes » qui ont affirmé avec conviction que l’ Amérique n’ appartient à aucune doctrine ni aucune puissance.

Répliquant contre le narratif américain, le président Cubain Miguel Diaz-Canel rappelle que son pays est une nation libre, indépendante qui n’accepte aucun diktat, même venant de la première puissance mondiale : « Les États Unis n’ ont aucune autorité morale pour accuser Cuba de quoi que ce soit, absolument rien, eux qui transforme tout en commerce, même les vies humaines ».

Un expansionnisme au forceps

A travers ses menaces et son appel à Cuba, Mexique et Colombie en vue d’un rapprochement avec les États-Unis « avant qu’il ne soit trop tard », Donald Trump redéfinit les règles du jeu à son profit en signifiant radicalement que tous ceux qui ne pensent pas comme les Américains sont contre les Américains. Cette vision manichéenne se justifie par les évènements graves survenus au Venezuela en début de mois et qui se sont soldés par la capture du président d’un Etat souverain et le placement sur une « liste noire » de dirigeants considérés comme des « empêcheurs de tourner en rond » dans l’ hémisphère sud-américain.

Tout de même, si avant Donald Trump ses prédécesseurs avaient le mérite de masquer les ambitions prédatrices des USA en Amérique centrale et latine par une approche plus raffinée de l’ ingérence américaine, celui-ci ne s’en cache plus et le clame très haut sans fioritures à longueur de journées : sous son magistère, les États Unis ne prendront plus de gants et feront des richesses d’autrui les leurs. Même si la voie à y atteindre passe par la vassalisation des peuples relevant de sa zone d’ influence.

Dieudonné Takouda

Innovafrica

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