UEMOA/ Surcharge routière : le ministre Affoh Atcha-Dedji et ses pairs en charge des transports veulent y remédier

UEMOA/ Surcharge routière : le ministre Affoh Atcha-Dedji  et ses pairs en charge des transports veulent y remédier

Les ministres des transports, des infrastructures et des travaux publics des États membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) se sont mis d’accord ce 21 octobre à Lomé sur la nécessité d’agir de concert en vue d’une application rigoureuse du règlement 14 relatif à l’harmonisation des normes et des procédures du contrôle du gabarit, du poids, et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises dans les États membres.

Ouvrant les travaux de cette rencontre, le ministre togolais des Transports routiers, aériens et ferroviaires, M. Affoh Atcha-Dedji a laissé entendre que cette réunion de travail fera date dans la longue marche vers l’intégration sous régionale des huit Etats de l’Union,  » car, c’est avec impatience que l’ensemble des acteurs et usagers attendaient la présente réunion qui viendrait insuffler un nouveau dynamisme dans la lutte contre la surcharge routière », a-t-il assuré.

Vue partielle de l’assistance

De son avis, le système des transports routiers dans les Etats de l’espace UEMOA souffre de nombreux dysfonctionnements qui impactent négativement la performance des corridors de transit et de transports inter-Etats et par voie de conséquence les économies nationales. L’un des problèmes épineux, évoque-il est la question de la surcharge routière qui a un impact négatif sur la chaussée, les ouvrages d’art et ouvrages hydrauliques, en termes de dommages et de durée de service et sur la sécurité routière. Ainsi, a-t-il rappelé, pour minimiser les conséquences de la surcharge sur le patrimoine routier national, le gouvernement togolais a afficher avec fermeté sa volonté d’instaurer un environnement favorable aux échanges intercommunautaires, en prenant des mesures pour la suppression de la surcharge routière et l’application intégrale du Règlement 14. Entre autres de ces mesures, il y a la construction et l’opérationnalisation d’un poste de pesage à Djerehouye à 14 km au nord d’Atakpame ; les contrôles au Port et sur les différentes plateformes qui génèrent plus de 200000 tonnes de marchandises par an et l’acquisition de 6 minibus équipés de pèse-essieux mobiles,  » en vue de l’organisation en tous points du territoire des contrôles inopinés » assure-t-il. Pour finir il a déclaré que la présente réunion devra aboutir à l’adoption d’une nouvelle stratégie qui prendra entièrement en compte la question de la surcharge routière.

Pour sa part, le commissaire chargé du Département de l’aménagement du territoire communautaire et des transports au niveau de la commission de l’UEMOA, M. Jonas Gbian a fait savoir que le problème de la surcharge routière ne peut se résoudre unilatéralement par un seul Etat, mais plutôt à travers la conjugaison des efforts, la synergie des actions et la concertation des acteurs de tous les Etats. La réunion de Lomé permet de faire l’évaluation des recommandations arrêtées à Dakar le 19 septembre 2019 et vise également à prendre des mesures appropriées pour l’application intégrale du Règlement 14 sur la base des propositions issues du travail réalisé par les experts et les acteurs du transport, note-t-il.

Pour rappel, cette rencontre ministérielle a été précédée d’une réunion préparatoire des experts les 19 et 20 octobre après les concertations avec les acteurs du transport, les responsables des Ports, industriels et entrepreneurs de l’espace UEMOA.

Innovafrica

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